Aujourd'hui, je suis allée chez les jésuites de la Sainte Famille, un endroit où je ne pensais vraiment pas remettre les pieds de ma vie (mais si! souvenez-vous! Novembre 2005! Le novice moustachu qui lève les yeux au ciel d'un air énamouré en me lançant "ô Loucccille! c'iitait le nom de mon prrrimière âmourre!")
Depuis, le choc culturel est un peu passé et je ne m'étonne plus de l'aspect décati des lieux, des approximations ("Ah, tiens! mes prédécesseurs tenaient un journal d'entrée des collections..."), des contre-temps ("hmm, le frère Régis du collège Khomfish devrait savoir où sont ces archives! Ah, il n'est pas disponible, il est en train de prier dans la chapelle! Il termine dans une demi-heure. Dommage, la bibliothèque sera fermée" ou encore "Regardez ce dossier. Je dis la messe et je reviens"), des agréments ("un gâteau? combien de cuillères de sucre dans votre thé?")
Le Père qui règne sur le collège m'accueille très gentiment. Il finit par exhumer un vieux dossier qui confirme qu'il n'y a rien d'intéressant pour moi là-bas ("Pour la peine, vous me devez une bise!")
Bref, ça reste toujours aussi folklorique.
Le retour le fut aussi: j'ai vu un cheval trainé sur une remorque (une simple plate-forme) sur le périph (apparemment, ça n'a surpris que moi. Une autre boursière m'a dit qu'elle a vu une vache trainée de cette manière). Puis, le taxi m'a fait faire trois fois le tour du Caire parce qu'il ne pouvait pas croire que je ne cherchais pas un hôtel (ici, un étranger, ça va à l'hôtel ou au restaurant). Du coup, je me suis énervée dans un salmigondi de français, d'arabe et d'anglais, au point que le pauvre s'est excusé ("ana asef"). C'est bien la première fois qu'on me demande pardon!
Grande dame, j'ai pardonné, bien sûr: Maalesh... c'est pas grave.
Est-ce que je commencerais à m'acclimater?
2 commentaires:
Bah dis donc, que d'aventure.
Vivement la suite.
Bisous
pas de compromission avec le clergé, tout de même lucile....
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