Je vais dans quelques heures quitter les parfums d'été pour les délices glacés de la capitale. Ici, l'hiver, ce n'est qu'une pluie fine de feuilles jaunies et des sapins de noël en néons verts qui clignotent. Le pont des lions, avec sa vue sur le Nil et les gratte-ciels, va me manquer.
Comme toujours, j'ai beaucoup appris ici. J'ai gagné en aisance dans la ville que j'ai arpenté en taxi, pour me rendre à la Société de géographie, aux archives nationales, chez les jésuites. Le métro m'est devenu familier, ainsi que le marchand de sandwich (j'ai encore perdu deux kilos, ici. Le fameux régime IFAO est toujours aussi efficace). Ce que je trouvais laid en arrivant, me plaît aujourd'hui.
Je suis toujours aussi étonnée de l'indulgence (sarcastique) des Egyptiens envers la pauvreté de mon vocabulaire. Car, ils sont un peu moqueur dans le coin (ce n'est que justice à mon avis): il fallait me voir remplir un formulaire en arabe sous le regard rigolard de la conservatrice des archives (qui a achevé de le remplir elle-même, évidemment). Ce ne fut pas le meilleur quart d'heure de mon séjour, mais j'ai finalement pu consulter presque immédiatement les documents, alors que j'aurais du attendre 15 jours. Moqueurs donc, mais très serviables, à condition de se plier au jeu de la sociabilité.
Indiscutablement, j'ai progressé au fil des jours: alors qu'au début, les taxis voulaient toujours me traîner vers des restaurants ou des hôtels, ils veulent désormais m'amener à Zamalek (le quartier branché des expatriés). De touriste à expat.: c'est une promotion, non?
Bref, vous l'aurez compris, j'aime Le Caire.
Et vous serez d'accord avec moi, une ville qui a des chats en guise de pigeons, ne peut-être qu'une ville sympathique.
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2 commentaires:
J'adore la conclusion. Bon retour!
C'était un vrai plaisir de te lire!
Mais... je suis contente de voir bientôt ta frimousse!
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